Chronique de la SNEQ (11 de 12)

Parlons économie

Nous sommes en pleine campagne électorale et chaque parti politique essaie de nous convaincre qu’il est le plus compétent pour diriger nos destinées pour les prochaines années. Qui croire?

Entre Québec solidaire qui promet un bonheur complet sans douleurs et la CAQ qui veut baisser les impôts en coupant le gras et les os de la fonction publique, il y a deux partis qui ont des chances d’être notre prochain gouvernement : le PLQ et le PQ.

Le PLQ se dit le champion de l’économie : le chef le répète ad nauseam et les journalistes reprennent son refrain sans poser de questions. Pourtant, il y a des questions simples dont les réponses seraient éclairantes pour l’électeur. Durant leurs trois mandats, ont-ils baissé la dette ou l’ont-ils augmentée de plus de onze milliards de dollars par année? Ont-ils atteint l’équilibre budgétaire ou s’ils ont maintenu le déficit annuel à plus de six milliards de dollars? Ont-ils fait le nécessaire pour que les contrats gouvernementaux soient effectués de la façon la moins coûteuse ou s’ils ont permis à la corruption d’en augmenter le prix de 30% pour engraisser leur caisse électorale? Ont-ils été assez vigilants relativement à l’administration de la Caisse de dépôt et de Hydro-Québec?

Tout citoyen moyennement informé connaît les réponses à ces questions; elles suscitent un énorme doute sur le sérieux du discours du PLQ. Il est tentant alors de donner notre vote à un parti qui travaille à corriger la situation et, en plus, veut nous donner un pays : seule façon de rendre nos impôts profitables en arrêtant d’entretenir un deuxième gouvernement onéreux et nocif.

Dommage, les contraintes d’espace m’empêchent d’examiner les dossiers de la santé et de l’éducation. À la prochaine!

Lucien Cimon, administrateur de la SNEQ

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Publiée dans le Courrier du Fleuve et le Saint-Laurent-Portage, le mercredi 26 mars 2014.

Chronique de la SNEQ (10 de 12)

Le Québec, un pays. Pourquoi pas ?

L’avenir est aux petites nations. L’échec du modèle canadien et européen nous fait constater l’impasse des peuples aux intérêts très distincts. Chacun en appelle à une renationalisation, à la reconquête de son identité.

Nous vivons le régime du multiculturalisme canadien. Celui qui ne tolère pas qu’on remette en cause ses principes démocratiques. La primauté des droits individuels s’inscrit dans des textes sacrés… les notions historiques sont écartées et la nation fondatrice devient une ethnie parmi d’autres.

Ce régime veut affranchir le gouvernement du principe de la souveraineté démocratique ou populaire davantage perçue comme une tyrannie de la majorité. C’est le législateur qui s’efface devant un gouvernement des juges.

Des droits collectifs exclus nait l’échec du vivre-ensemble dans un espace public. La crise des accommodements nous le rappelle. Il faut reconstituer un espace public en mettant l’accent sur ce qui nous rassemble dans un pays formaté à notre identité et selon nos valeurs.

La Commission nationale des États généraux sur la souveraineté consulte en vue d`une démarche constituante et a déjà identifié, dans une première phase, 92 blocages avec le fédéral. De cette vaste consultation sortira un projet de Constitution qui fixera les grandes balises et les repères identitaires dont un peuple a besoin pour vivre et s’épanouir (ex: Loi 101, Charte des valeurs, Droits de la personne…).

Dixit Robert Laplante: «Les Québécois ont du mal à l’admettre, mais ils vivent sous la botte d’un peuple étranger, sous l’empire d’un ordre constitutionnel illégitime conçu pour les réduire à l’impuissance».

Armor Dufour, administrateur de la SNEQ

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Publiée dans le Courrier du Fleuve et le Saint-Laurent-Portage, le mercredi 5 mars 2014.

 

Chroniques de la SNEQ (7 de 12)

Seul un peuple indépendant peut s’affirmer pleinement

Devant les menaces qui pèsent sur notre peuple, doit-on refuser de s’affirmer? Ce droit à l’autodétermination devrait mobiliser l’intelligence, le cœur et l’énergie de chacun. Il faut donc oser la démocratie, sortir de ce cadre canadien et britannique qui façonne notre quotidien depuis 254 ans. Cette tutelle, dont bien des gens s’évertuent à nous convaincre de sa légitimité et de ses bienfaits, n’est pas une situation normale.  Depuis la Conquête, nous n’avons, comme peuple, jamais eu la liberté de mettre sur papier notre manière de vouloir vivre cette Constitution, qui règle le rapport entre gouvernants et gouvernés en déterminant l’organisation des pouvoirs publics.

Oser la démocratie veut également dire que le peuple doit avoir toute la liberté de décider lui-même et pour lui-même. Pour cela, il faut se placer délibérément au-dessus des contingences, contraintes, incompréhensions ou divergences léguées par une histoire que personne n’est incité à renier, ni à condamner. Conquérir son indépendance ne doit pas se faire contre les autres mais pour soi-même en se transcendant et se dépassant. Cette démarche d’un peuple vers la création d’un nouveau pays, dans un formidable processus démocratique, reste à n’en pas douter un des éléments les plus marquants.

Il y a urgence pour le Québec de s’approprier son avenir. À partir de trop loin, il est difficile d’arriver à l’heure aux rendez-vous historiques (1980 et 1995). Pourquoi ne pas se donner la pleine possibilité d’agir avec toutes les compétences et tirer ainsi le meilleur de l’éducation, de la culture, des richesses humaines, naturelles et économiques ? Bref, ce qu’un pays normal peut offrir à ces citoyens et citoyennes.

Le Québec a un ennemi politique : le gouvernement du Canada. Ce gouvernement qui décapite la loi 101 et nous empêche de préserver notre langue, qui nous conteste le droit de décider de notre avenir et qui nie les règles démocratiques votées à l’unanimité par notre assemblée nationale. Ce pays n’est pas notre pays. Le Canada n’est pas notre pays.

Armor Dufour, administrateur de la SNEQ

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Publiée dans le Courrier du Fleuve et le Saint-Laurent-Portage, le mercredi 27 novembre 2013

Le jour du drapeau

Monsieur Alain Martineau, président de la Société nationale de l’Est du Québec, est heureux de vous convier à une rencontre amicale pour souligner le jour du drapeau.

Jeudi 21 janvier 2010 17h
Salle Alphonse-Desjardins
Musée régiional de Rimouski
(35, rue Saint-Germain Ouest)

Pour souligner l’événement, la SNEQ est heureuse d’accueillir le directeur de l’Action nationale, Monsieur Robert Laplante, qui entretiendra l’auditoire sur l’importance de notre drapeau, symbole du seul peuple francophone en Amérique.

Réserver avant le 19 janvier 418-7239259 ou sneq@globetrotter.net

Entrée libre.